Rechercher un
catalogue, un DAO, un article...

Politique des prix

Les prix d’achat des médicaments et dispositifs médicaux essentiels ont évolué entre les appels d’offres internationaux ouverts de 2003 et de 2007 publiés par la CENAME. Dès lors, il a été évalué les conséquences d’une telle variation afin de prendre, le cas échéant, les décisions qui s’imposent.

La CENAME, dans ce cadre, a procédé à un certain nombre d’analyses dynamiques tendant à répondre aux questions principales qui se posent dans un tel contexte, à savoir :

  1. Quelle est la tendance globale de l’évolution des prix d’achat compte tenu de ce que certains prix ont augmenté et d’autres baissé ?
  2. Quel est l’impact direct de ces fluctuations de prix d’achat sur les prix de vente des produits ?
  3. Quelle est la proportion des produits dont les prix ont augmenté et celle de ceux dont les prix ont baissé ?
  4. Compte tenu de ces variations et considération faite de ce que le consommateur final du médicament est remarquablement sensible aux prix, quelle est la nouvelle politique des prix qu’il convient de mettre en œuvre pour limiter les effets de leur modification ?
  5. Compte tenu de ces variations et considération faite de ce que le consommateur final du médicament est remarquablement sensible aux prix, quelle est la nouvelle politique des prix qu’il convient de mettre en œuvre pour limiter les effets de leur modification ?
  6. Quelle est la structure de prix qui permet à la Centrale de continuer à assurer sa mission sociale tout en assurant sa propre pérennité financière ?

L’on est parti de l’hypothèse selon laquelle les prix de vente unitaires à pratiquer par la CENAME ne doivent pas lui permettre d’avoir une marge brute unitaire de plus de 18%. Cette marge est considérée comme la proportion, en valeur relative, du coût d’achat qu’il faut ajouter à ce même élément pour obtenir le prix de vente.

Il est important de préciser que les prix de vente proposés ont tenu compte de trois situations :

  1. Pour les produits dont les taux de marge 2007 étaient supérieurs à 18%, l’on a calculé le prix de vente qui permet de ramener ce taux à 18% ;
  2. Pour les produits dont les taux de marge 2007 étaient compris entre 10 et 18%, les prix de vente 2008 ont été maintenus de manière à garder les mêmes marges ;
  3. Pour les produits présentant des taux de marge inférieurs à 10%, les prix de vente proposés sont ceux permettant de remonter ce taux à 18%.

Une étude approfondie menée sur les produits « traceurs » c'est-à-dire ceux qui, compte tenu de leur forte consommation, représentent la part la plus importante du chiffres d’affaires, a révélé des variations fortes, tantôt à la hausse, tantôt à la baisse. Afin d’éviter de faire subir au public de très fortes fluctuations, il a été arrêté que les prix calculés ne devraient pas augmenter de plus de 15%. Aussi, afin de soutenir la marge de la CENAME, il a été proposé que les baisses des prix calculés ne dépassent pas non plus les 15% par rapport aux prix antérieurement pratiqués.

Ce travail a permis de noter qu’en retenant 15% comme variation maximale des prix de vente unitaires de ces produits, certains prix de vente seraient fixés en dessous du prix d’achat 2007, donc revendus à perte par la CENAME. Une seconde conception a donc ainsi été retenue qui proposait que la marge maximale unitaire fût de 5% des prix d’achat 2007 des produits dits « traceurs ».

S’agissant de l’évolution des prix unitaires d’achat, 49,44% du total des items ont vu leurs prix unitaires augmenter entre 2003 et 2007, tandis que 50,56% des items ont vu leurs prix baisser ou stagner. Bien évidemment, cette politique n’a intégré que les produits qui figuraient simultanément dans les appels d’offres de 2003 et 2007.

Dans le but d’apprécier les conséquences du maintien de la marge unitaire dans la fourchette de « 10 à 18% », nous avons procédé à des simulations visant à comparer les marges obtenues. Le taux de marge moyen est égal à 19.23% dans l’hypothèse de l’application des nouveaux prix de vente.

Une comparaison a été effectuée avec les prix internationaux des médicaments (PIM) obtenus sur les sites msh et erc. Il en ressort que 53% des items ont un prix inférieur au PIM et 47% ont un prix supérieur au PIM.

Nous soulignons aussi que la CENAME a pris en compte, dans ses analyses, du degré de sensibilité de certains produits pour en répartir le marché. En effet, les prix d’achat de certains produits sont la résultante d’un système de péréquation, le premier au classement ayant obtenu l’attribution de 70% des quantités globales et le second 30%.

La variation des prix unitaires d’achat a permis d’obtenir un taux d’augmentation moyen des prix de 5,12%.

Certains produits tels que les antituberculeux, antipaludiques et antirétroviraux, n’ont pas été pris en compte dans cette étude, car n’ayant pas, parce que spécifiques, fait partie des appels d’offres dont il est question (2003 et 2007).

Compte tenu de ces variations et considération faite de ce que le consommateur final du médicament est remarquablement sensible aux prix, quelle est la nouvelle politique des prix qu’il convient de mettre en œuvre pour limiter les effets de leur modification ?

écrivez-nous

Copyright © CENAME 2019 Tous droits reservés